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Année électorale sur le qui-bouge

Année électorale sur le qui-bouge

On connaît la musique : année pré-électorale, année électorale, le seul régime qui tourne c’est le ralentis, voir le point mort. On mets les activités en veilleuse.Tout le monde gare sa carriole et gagne l’arène où les candidats, les craintes et les intérêts se produisent, font semblant de s’entrechoquer, se jouent (de qui, de nous ?).

Il s’ensuit la période post-électorale. Le temps que le bouillon se décante, que les tendances se sédimentent….Au total : deux ans. Sur quatre. La moitié du temps. C’est fou. Mais on s’y fait pas. Ou on s’y fait de moins en moins. Stop l’arrêt généralisé.

 

Car aujourd’hui, heureusement, on a tant de choses à faire, tant de chantiers ouverts, tant d’idées tellement nécessaires à faire avancer et à régénérer une machine plus que jamais en marche. Tant d’opportunités de créer de nouveaux objets et de diversifier des services, de mettre en marche des activités, des échanges, des entreprises, de changer de patron, d’un devenir un, de se lancer dans une nouvelle activité, d’aider quelqu'un à le faire.

Le monde regorge de fonds, nos têtes d’idées et de projets. L’état et les collectivités eux-mêmes ont de l’argent à investir. Il n’est plus urgent d’attendre comme il n’est plus obligatoire de se figer diplomatiquement (lâchement ?) pour ne pas commettre l’erreur, pour pousser l’autre à la commettre.

 

 

Il est urgent de mener de front l’économie et la politique. De donner à l’une les arguments de l’autre. Des arguments en marche, factuels, qui relèvent donc de l’activité ininterrompue et du courage, d’un courage normal, de croisière. De nos jours, être plus actif en période électorale qu’en période normale c’est de se donner plus de chances et faire la différence.

 

Car le politique voit ses marges rongées par le spectre de l’indifférence. On aura compris que nous vivons une époque où ce n’est plus la politique qui trace ou qui éclaire nos agissements et nos exploits mais que c’est bien la réalité en marche qui inspire ou fige la politique.

 

 

 

Continuons donc, pendant les douze ou les dix-huit mois à venir (selon le moment choisi pour les locales), continuons à lancer des projets, à libérer les idées et les investissements. Sinon, le manque à gagner se décomptera aussitôt dans les cycle de création d’emploi, de compétitivité, de richesse et de bien-être.

 

Cette réflexion n’est pas réservée uniquement aux candidats, mais aussi aux électeurs. Ces derniers sont invités à passer moins de temps devant les débats télévisés, au profit du temps passé en action, économique et citoyenne, pour ériger l’exemple personnel en norme et en référence.

 

 

 

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